Les opérations de déguerpissement se poursuivent aux alentours de la grande décharge de Dar-es-Salam, notamment dans la zone de Hamdallaye-Concasseur. Plusieurs habitations sont concernées par cette opération engagée après le grave éboulement survenu récemment sur le site.

Parmi les personnes touchées, un citoyen voit aujourd'hui ses années d'efforts menacées par la démolition de ses constructions.

« Je suis fier d'être Guinéen. C'est un bâtiment R+5, un R+2 et une annexe à côté. Tout va être cassé. C'est Dieu qui m'a donné ça, mais je n'ai pas croisé les bras, j'ai travaillé dur », témoigne-t-il.

Derrière ces bâtiments, dit-il, se trouvent des années de travail et de sacrifices. La perspective de voir disparaître en quelques heures un patrimoine construit progressivement constitue une épreuve particulièrement difficile pour lui.

Ces déguerpissements interviennent quelques jours après l'éboulement meurtrier de la décharge de Dar-es-Salam, survenu dans la nuit du 22 au 23 août. Selon le gouvernement, le drame a fait 30 morts et 22 blessés.

Si la sécurisation des populations vivant à proximité de la décharge apparaît désormais comme une urgence, les opérations soulèvent également des inquiétudes chez les riverains concernés, notamment sur le sort de leurs biens et leur avenir après les démolitions.