Pour représenter le Président ivoirien Alassane Ouattara, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a effectué le déplacement à Conakry. Sa présence a donné une dimension particulière à cette célébration nationale, tout en mettant en lumière les relations entre les deux pays.
Une présence au plus haut niveau
Arrivé à Conakry pour prendre part aux festivités, Robert Beugré Mambé a été accueilli par son homologue guinéen, Amadou Oury Bah, ainsi que par une délégation de la communauté ivoirienne présente en Guinée.
Le chef du gouvernement ivoirien a ensuite participé aux différentes séquences officielles de la fête nationale, notamment au grand défilé civilo-militaire et paramilitaire organisé sur le Boulevard de la Nation.
Cette participation s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre Conakry et Abidjan, deux pays voisins liés par des relations historiques, humaines, économiques et culturelles.
Un message de fraternité transmis au Président guinéen
Au cours de son séjour à Conakry, Robert Beugré Mambé a été reçu en audience par le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya.
À cette occasion, le Premier ministre ivoirien a transmis au Chef de l’État guinéen les salutations et les félicitations du Président Alassane Ouattara à l’occasion de la fête nationale.
Il a également salué l’organisation des festivités et mis en avant la vitalité de la jeunesse guinéenne ainsi que la mobilisation des administrations et des forces de défense et de sécurité.
Simandou au cœur des perspectives communes
Au-delà du caractère protocolaire de la visite, les échanges ont également ouvert une fenêtre sur les perspectives économiques et régionales.
Robert Beugré Mambé a notamment évoqué les ambitions liées au projet Simandou, estimant que la Guinée dispose d’un potentiel important pour accélérer son développement.
Le Premier ministre ivoirien a également fait le lien avec les grands projets envisagés dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, évoquant la perspective d’avancer ensemble sur des projets susceptibles de renforcer les échanges et les complémentarités entre les deux pays.
Cette vision donne une portée économique à la relation Guinée-Côte d’Ivoire, au moment où les deux pays cherchent à accélérer leurs transformations respectives à travers les infrastructures, l’investissement et la valorisation de leurs potentialités.
Une célébration aux couleurs de l’Afrique de l’Ouest
La présence ivoirienne s’est inscrite dans une participation plus large de délégations étrangères aux festivités du 2 octobre.
La célébration guinéenne a ainsi offert un espace de rencontre entre plusieurs représentants africains, donnant à la fête nationale une dimension dépassant le cadre strictement national.
Pour Conakry, cette ouverture traduit également la volonté de renforcer les liens avec les pays voisins et de consolider les partenariats régionaux.
Au-delà d’une invitation protocolaire
Le choix de la Côte d’Ivoire comme pays invité d’honneur n’est donc pas seulement symbolique. Il intervient dans un contexte où la coopération régionale constitue un enjeu important pour le développement économique et l’intégration ouest-africaine.
La présence du Premier ministre ivoirien à Conakry a permis de rappeler les liens entre les deux peuples et de mettre en avant une volonté commune de poursuivre le dialogue.
Dans un environnement régional en pleine évolution, la proximité géographique, les échanges économiques et les liens humains constituent autant d’atouts pour approfondir cette coopération.
Guinée-Côte d’Ivoire : regarder vers l’avenir
En choisissant la Côte d’Ivoire comme pays invité d’honneur de son 68ᵉ anniversaire, la Guinée a donné à sa fête nationale une dimension diplomatique particulière.
De la célébration de l’indépendance aux discussions sur le développement, la présence de Robert Beugré Mambé a permis de mettre en avant une relation appelée à évoluer au rythme des ambitions des deux pays.
À Conakry, le 2 octobre 2026 aura ainsi été à la fois une célébration de la souveraineté guinéenne et une occasion de rappeler qu’en Afrique de l’Ouest, les défis du développement se pensent aussi dans la coopération, le voisinage et la solidarité entre États.




